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 Expressions avec leurs origines

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MessageSujet: Expressions avec leurs origines   Jeu 10 Aoû 2006 - 0:55

[documentation tirée du logiciel gratuit FARIBOLES]

Aller au diable vauvert: morose

Aller très loin, disparaître. La locution emprunte le nom de l'ancien château de Vauvert, en région parisienne. On disait à l'époque qu'il était hanté par le diable et que toute personne y pénétrant risquait de disparaître définitivement. La cause de cette possession diabolique serait le fait que Philippe Auguste y aurait habité suite à son excommunication par l'Eglise.

à suivre, à ajouter !

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Dernière édition par le Sam 16 Sep 2006 - 20:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Avoir du toupet   Jeu 10 Aoû 2006 - 16:31

Avoir du toupet:

Etre effronté. Vient de la mèche située au-dessus du front. Les brigands italiens se laissaient pousser le toupet très long et le cachaient sous leur chapeau. Après leurs forfaits ils le faisaient retomber sur leur visage pour ne point être reconnus. Avoir du toupet signifiait donc être un mauvais garçon. Peu à peu l'expression ne désigna qua l'agression verbale.

à suivre
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MessageSujet: Re: Expressions avec leurs origines   Jeu 10 Aoû 2006 - 16:56

Au temps pour moi

Il est impossible de savoir précisément quand et comment est apparue l’expression familière "au temps pour moi", issue du langage militaire, où au temps ! se dit pour commander la reprise d’un mouvement depuis le début (au temps pour les crosses, etc.). De ce sens de C’est à reprendre, on a pu glisser à l’emploi figuré. On dit Au temps pour moi pour admettre son erreur — et concéder que l’on va reprendre ou reconsidérer les choses depuis leur début.

L’origine de cette expression n’étant plus comprise, la graphie Autant pour moi est courante aujourd’hui, mais rien ne la justifie.
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MessageSujet: Re: Expressions avec leurs origines   Ven 11 Aoû 2006 - 10:26

Avoir voix au chapitre:

Avoir une distinction suffisante pour participer aux discussions ou aux décisions. Le chapitre évoque ici une assemblée religieuse, un conseil où les abbés débattaient des problèmes religieux. Seuls les prêtres avaient voix au chapitre. A l'époque, ils détenaient la majorité des pouvoirs.

bombe
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MessageSujet: Battre la breloque   Dim 13 Aoû 2006 - 18:09

Battre la breloque:


Délirer, radoter. Bizarre, non ? La breloque était un roulement de tambour saccadé. Par extension le mot s'appliqua au fait de parler sans suite, de façon aussi saccadée et incohérente. Les pompiers, pendant la guerre de 14, signalaient la fin des alertes en battant la breloque (on disait alors "battre la berloque").
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MessageSujet: À la queue leu leu !!   Lun 14 Aoû 2006 - 15:46

À À À À la queue leu leu !!

Suite de notre série sur les expressions mystérieuses. Aujourd’hui d’où vient l’étrange « queue leu leu » ? .

La queue leu leu est l’un des premiers enseignements de l’école maternelle : on demande souvent aux enfants de se ranger à la queue leu leu, les mains sur les épaules de l’enfant précédant… Les adultes aussi forment cette file indienne joyeuse lorsqu’ils replongent en enfance au signal de la célèbre chanson « à la queue leu leu »... En fait, « leu » est un mot très ancien pour désigner le loup. Former une queue leu leu, c’est donc se tenir comme une meute de loups qui se suivent queue à queue.. Mais pourquoi l’expression comporte-t-elle deux « leu » ? Cela vient d’une erreur d ‘écriture… En, effet, il y a très longtemps le Français n’utilisait pas toujours « d » ou « du » pour désigner l’appartenance. Ainsi pour dire la queue du loup, on disait la queue le loup… qui est devenu la queue leu leu !

Le bonus « loup » : Connu comme le loup blanc
Dans le passé, quand un loup rôdait autour d’un village, il était très vite identifié : tout le monde en avait peur et il présentait un danger pour les enfants et les troupeaux. Il lui était difficile de se promener « incognito ». D’autant plus, s’il naissait albinos : avec un pelage totalement blanc. À partir du 17 e siècle, on dit alors « connu comme le loup blanc ».

Agnès Mérel

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MessageSujet: Re: Expressions avec leurs origines   Lun 14 Aoû 2006 - 15:48

Je donne ma langue au chat

« Courir comme un dératé », « être un véritable cordon bleu »... D’où viennent ces expressions de la langue française ? Tout au long de cette semaine les clesjunior.com te propose de lever le voile sur quelques-unes d’entre elles. Aujourd’hui « donner sa langue au chat » n’aura plus de mystère pour toi.

Pourquoi donne-t-on sa langue au chat lorsque l’on ne parvient pas à trouver la réponse d’une devinette ? Donner sa langue revient à dire que l’on ne peut pas parler et donc que la question posée nous laisse muet. Et lorsque cette expression a vu le jour, au Moyen–âge, les mutilations étaient courantes : on coupait les mains des voleurs, on arrachait les oreilles, le nez et la langue à ses ennemis ! En fait, à cette époque, l’expression était associée aux chiens, on donnait donc « sa langue aux chiens » il est vrai que ces derniers sont plus voraces que les chats…. La langue était ainsi sûre d’être mangée, et celui qui prétendait donner sa langue au chien marquait ainsi de façon forte qu’ il ne trouverait jamais la réponse à la question et donc qu’il renonçait à réfléchir encore. Au cours des siècles, on a préféré dire « donner sa langue au chat », car l’animal est moins féroce, plus délicat : on s’éloigne ainsi de la période brutale du Moyen-âge ou étaient pratiquée les pires tortures….

Le bonus « animaux » :
Pourquoi dit on dit « fier comme un pou », alors qu’un pou est laid et sale et n’a rien pour être fier (d’ailleurs on dit aussi laid comme un pou). En fait le pou est ici l’ancienne dénomination du coq, le mari de la poule et le père du poulet. Le coq est le chef de la basse-cour et à une attitude fière : on dit aussi « faire le coq », pour « faire le fier ».

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MessageSujet: J’adore faire la grasse mat’   Jeu 17 Aoû 2006 - 0:30

J’adore faire la grasse mat’

Suite de notre série sur l’origine des expressions. Pourquoi la matinée passée à dormir est-elle « grasse » ?

Si tu es un adepte de la grasse matinée, tu t’es peut-être déjà demandé pourquoi l’on avait choisi cet adjectif pour désigner une matinée passée au lit… Autrefois, on ne disait pas « faire la grasse matinée » mais « dormir la grasse matinée »... On pense que la grasse matinée était pratiquée par les femmes de la haute société pour « s’engraisser ». En effet, dans les années 1600, on considérait qu’une femme était belle lorsqu’elle était ronde.. Le fait de rester au lit longtemps permettait de tranquillement faire du « gras » ! Une autre explication est avancée par les spécialistes de la langue française : « gras » et « grasse » viennent du latin « crassus » qui signifie « épais » en référence à l’épaisseur du sommeil de la matinée qui « englue » !

Bonus « lit » : un rhume carabiné
Lorsqu’on a un rhum carabiné, il vaut mieux faire la grasse matinée. Cette expression se réfère aux soldats de la cavalerie des années 1500 qui ont troqué la lance contre la carabine. Celle-ci leur permettait des attaques soudaines rapides et efficaces. « Carabiné » fut appliqué aux manifestations brusques et violentes : un vent carabiné, puis à la fièvre et au rhume…

Agnès Mérel

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MessageSujet: T’as pas l’air bien dans ton assiette toi ?   Jeu 17 Aoû 2006 - 0:31

T’as pas l’air bien dans ton assiette toi ?

Suite de notre série sur l’origine des expressions : pourquoi est-ce dans son assiette qu’on n’est pas bien ?

Quand tu n’es pas bien dans ton assiette, c’est que tu n’as pas la forme. Mais on peut se demander quel est le lien avec une assiette… En fait, jusqu’au début des années 1500, l’assiette n’existait pas : on mangeait dans un plat commun posé sur la table… avec les doigts bien sûr. L’assiette individuelle est apparue à la cour du roi Henri III puis elle s’est répandue chez les bourgeois. Mais à cette époque, l’assiette ne désigne pas ce récipient plat dans lequel on dépose les aliments, mais une façon de se tenir, une position… On parlait ainsi de la « bonne assiette d’un cavalier sur sa selle », ou bien la façon dont étaient disposés les convives autour d’une table. Assiette désignait aussi une « position mentale », un état d’esprit : c’est de là que vient « ne pas être dans son assiette»…

Bonus « objet » : tirer son épingle du jeu :
L’expression vient d’un jeu pratiqué dans les années 1400 par les petites filles : celles-ci plaçaient leurs épingles dans un cercle dessiné sur le sol à proximité d’un mur. Elles devaient ensuite déloger les épingles du cercle en faisant rebondir la balle contre le mur….

Agnès Mérel

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MessageSujet: Mon père est un véritable cordon bleu   Jeu 17 Aoû 2006 - 18:43

Mon père est un véritable cordon bleu

Suite de notre série sur l’origine des expressions. Ta grand-mère, ta maman ou ton père ont peut-être la réputation d’être de fins « cordons bleus ». Explications.

Le cordon bleu, pour toi, c’est sûrement ce pané au jambon et fromage, qui revient régulièrement à la cantine... Mais c’est avant tout une expression désignant une personne qui cuisine admirablement bien. Pendant longtemps, la femme se devait d’être un cordon bleu : régaler ses convives en mitonnant de bons petits plats faisait l’orgueil de toute sa famille. Aujourd’hui, l’expression « cordon bleu » n’est plus réservé aux femmes puisque les messieurs prennent de plus en plus leur place aux fourneaux…
Alors d’où vient ce cordon bleu ? On pourrait penser qu’il évoque le cordon qui noue le tablier de la cuisinière… Pas du tout : il s’agit en fait d’une distinction honorifique que l’on décernait de 1578 à 1789 aux nobles qui s’étaient distingués pour servir le roi. Le cordon bleu était alors l’équivalent de l’actuelle légion d’honneur. Or, certains détenteurs du cordon bleu avaient l’habitude de se réunir dans une sorte de club gourmand. Leurs déjeuners,devenus célèbres, étaient à l’origine de l’expression : « faire un repas de cordons bleus » employée dans ce temps-là à propos d’un bon repas. Puis, au cours du temps, l’expression s’est transformée : les cordons bleus ne désignaient plus les gourmands mais ceux qui avaient l’art de préparer de bons mets.

Bonus « cuisine » : La fin des haricots
Quand rien ne va plus, c’est la fin des haricots ! Les haricots constituaient la nourriture de base des pensionnats et des prisons : quand il n’ y en avait plus, cela signifiait que les provisions étaient vraiment au plus mal. L’expression a été largement employée à partir des années 1920 suite à la 1ère Guerre mondiale : on pense alors que les soldats l’avaient employés dans les tranchées : leurs provisions généralement peu abondantes, étaient régulièrement détruites par l’explosion d’obus. C’était alors vraiment la fin des haricots !

Agnès Mérel

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MessageSujet: Il a un grain et court comme un dératé   Dim 20 Aoû 2006 - 18:36

Il a un grain et court comme un dératé

Pour clôturer en beauté la série sur les origines de nos expressions lesjunior.com te propose un florilège : tu auras désormais plus d’une corde à ton arc pour donner le change dans les dîners mondains !

Se tenir à carreaux : ne pas bouger, ne pas se faire remarquer. Cette expression n’a aucun rapport avec les carreaux d’un sol, ou d’une feuille. Il s’agirait de la flèche lancée par l’arbalète : il vallait mieux ne pas bouger pour atteindre sa cible.
Courir comme un dératé : les Grecs et les Romains pensaient que la rate étaient responsables du fameux « point de côté » . Plus tard, à la fin des années 1500 des chirurgiens avaient établi une théorie : en retirant la rate d’une personne, elle pourrait courir sans jamais être gênée par un point de côté… Personne n’a jamais voulu se faire « dérater » mais on conserva l’expression « courir comme un dératé »...
Avoir un grain : être un peu fou, avoir un grain de folie : cette expression apparaît au début des années 1600. Là, il ne s’agit pas d’une quelconque graine, mais d’une ancienne mesure de poids (soit 60 milligrammes). Cette mesure était utilisée autrefois par les apothicaires, les pharmaciens de l’époque.
Le jeu n’en vaut pas la chandelle : avant l’électricité, on s’éclairait à la chandelle et à force, celle-ci pouvait coûter cher… Les joueurs de dés, de cartes se retrouvaient ainsi autour de la bougie… mais parfois « le jeu n’en valait pas la chandelle » : ils disaient cela lorsque les gains n’étaient pas suffisamment importants.

Principale source de cette série : « Claude Duneton », La Puce à l'oreille. Anthologie des expressions populaires et de leurs origines.


Agnès Mérel

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MessageSujet: Passer sous les fourches caudines   Dim 27 Aoû 2006 - 23:18

Passer sous les fourches caudines

C'est être humilié ou subir une énorme défaite.

Histoire :
Les fourches caudines désignaient une gorge. C'est par là qu'un général Samnite fit passer l'armée romaine qui fut obligée de se rendre sans même avoir pu livrer bataille. Ce fut une grande humiliation pour les Romains qui devaient défiler sous les moqueries et les coups des Samnites.


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MessageSujet: Vieux comme Hérode   Dim 27 Aoû 2006 - 23:19

Vieux comme Hérode

Cela se dit de quelqu'un ou quelque chose assez vieux pour remonter au temps d'Hérode.

Histoire :
Hérode était le nom de plusieurs rois de Palestine qui vécurent sous la domination romaine. Ce qui est bizarre, par rapport au proverbe, c'est qu'aucun de ces rois ne vécut longtemps.

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MessageSujet: La tunique de Nessus   Dim 27 Aoû 2006 - 23:21

La tunique de Nessus

Cela représente plusieurs choses :
- soit un cadeau empoisonné
- soit le symbole des passions qui dévorent l'âme
- soit une contrainte morale

Histoire :
Nessus, un centaure, tenta d'enlever Déjanire (femme d'Héraclès). Alerté par les cris de sa femme, Héraclès abattit le centaure. Mais avant de mourir, Nessus offrit à Déjanire sa tunique imprégnée de sang en lui disant de la donner à Héraclès si celui-ci était infidèle. Quelques années plus tard, doutant de la fidélité de son mari, Déjanire lui fit porter la tunique. Le poison qui imprégnait le tissu attaqua la peau d'Héraclès. Ce dernier demanda qu'on le brûlât tant la douleur était insupportable.


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MessageSujet: Tomber de Charybde en Scylla   Dim 27 Aoû 2006 - 23:22

Tomber de Charybde en Scylla

Cette expression veut dire : échapper à un danger pour retomber dans un autre, plus grave encore

Histoire :
Charybde était un gouffre et Scylla un écueil. Ils étaient assimilés à des monstres par les Grecs. Quand un navire passait, soit il tombait dans Charybde, soit il l'évitait, mais alors il se faisait détruire par Scylla

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MessageSujet: Boire à tire-larigot   Lun 28 Aoû 2006 - 20:38

Je continue la série sur les expressions, avec la lettre B !

Boire à tire-larigot

Boire énormément. Le chanoine lyonnais Odon Rigaud fit don d'une énorme cloche à la cathédrale de Rouen en 1282. Il acheta une vigne dont le produit servit à abreuver ceux chargés de la faire sonner. Mais le travail n'était pas facile ! Son énorme poids nécessitait de gros efforts, ce qui donnait soif. Tirer la Rigaud devint synonyme de libations.
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MessageSujet: Re: Expressions avec leurs origines   Ven 1 Sep 2006 - 1:45

Croquer le marmot:

Attendre avec impatience. L'expression nous vient du Moyen Age. Les marmots étaient alors les heurtoirs des portes des châteaux. Le vassal qui venaitprésenter ses hommages à son suzerain, en cas d'absence de ce dernier, devait réciter sa formule de politesse devant la porte et embrasser le heurtoir avant de partir. L'expression nous est depuis restée.

Dormir sur les 2 oreilles:

Vous avez déjà essayé ? Pas facile hein ? Vient d'une erreur de traduction du latin "in utramvis aurem dormire", dormir sur l'oreille que l'on veut, en toute quiétude. Utramvis fut traduit par "les deux oreilles".

Bonne nuit quand même.

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MessageSujet: Re: Expressions avec leurs origines   Sam 30 Sep 2006 - 18:09

En mettre sa main au feu:

être certain d'une chose. L'origine de cette expression remonte au Moyen Age et à ses coutumes barbares en matière de loi. Pour prouver son innocence, l'accusé devait parfois en passer par l'épreuve du feu durant laquelle il devait tenir entre ses mains une barre de fer rougie au feu. Si sa peau n'avait pas de trace trois jours après l'épreuve, il était alors considéré comme innocent. Sinon ...

Etre assis sur la sellette:
Le sellette était le siège en bois (sorte de tabouret) sur lequel devait s'asseoir l'accusé lors d'un procès. L'expression signifie donc subir un interrogatoire.

Etre en nage
Pas question de se baigner pour autant ! Au Moyen Age on disait "être en age" pour quelqu'un qui transpirait, "age" signifiait eau à cette époque. La liaison phonétique donna peu à peu "être en nage".
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MessageSujet: Re: Expressions avec leurs origines   Dim 22 Oct 2006 - 9:45

Etre mis à l'index: ce n'est pas être au bout du doigt ! L'index (avec une lettre majuscule), ou Indice, était le nom tiré du latin (Index librorum prohibitorum) du catalogue de l'ensemble des livres interdits par l'Eglise devant Vatican II. Il fut créé par le pape Paul VI en 1559 et servait de censure religieuse. L'expression signifie donc être mis à l'écart.

Se placer sous l'égide: se mettre sous la protection de quelqu'un. L'Egide (ou peau de chèvre en Grèce Antique) était le bouclier de Zeus. Il était recouvert de la peau d'Amalthée, la chèvre l'ayant nourri. Ce bouclier infranchissable a protégé le dieu lors de son combat contre les Titans. L'égide est donc devenu un puissant talisman protecteur.

Tendre l'oreille: lorsqu'un son arrive jusqu'à notre oreille interne, il heurte le tympan, membrane qui reçoit les sons sonores. Celui-ci se tend pour les moduler. Pour écouter, on tend donc le tympan et, par extention, l'oreille.

Tomber dans les pommes: s'évanouir. Mais les fruits n'y sont pour rien ! Il s'agit de la déformation de l'expression "tomber dans les pâmes", c'est-à-dire tomber en pâmoison, perdre conscience.
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Expressions avec leurs origines
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