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 XIe sommet de la Francophonie à Bucarest

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MessageSujet: XIe sommet de la Francophonie à Bucarest   Mer 27 Sep 2006 - 17:37

XIe sommet de la Francophonie à Bucarest
vendredi 22 septembre 2006.


Le XIe sommet de la Francophonie se tiendra en Roumanie à Bucarest du 25 au 29 septembre 2006.

" Le XIe Sommet de la Francophonie est consacré au thème : « Les technologies de l’information dans l’éducation ».

Produits de dernière génération, expression de la capacité de créativité et d’innovation de l’homme, les technologies de l’information sont devenues des outils indispensables, presque aussi ordinaires que le papier ou le crayon. Cependant, l’accès à ces outils et leur utilisation ne sont pas également répandus dans le monde et cela crée de grandes disparités.

Le développement durable est étroitement lié à l’éducation et l’utilisation des technologies de l’information dans l’éducation s’impose comme une nécessité.

L’utilisation des technologies de l’information dans l’éducation peut contribuer efficacement à réduire la fracture numérique qui sépare aujourd’hui le Nord et le Sud, les femmes et les hommes. Il est de notre responsabilité à tous, au Nord comme au Sud, d’oeuvrer à combler ce fossé dans un esprit de solidarité [...]

Le XIe Sommet se propose de capitaliser et de mettre en œuvre les résultats d’un large processus de réflexion issu de l’ensemble des états et gouvernements membres de la Francophonie."

Article raflé de ce site

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MessageSujet: Re: XIe sommet de la Francophonie à Bucarest   Ven 29 Sep 2006 - 22:02


S’unir pour défendre la diversité culturelle

Lors de la cérémonie d’ouverture du XIe Sommet de la Francophonie à Bucarest, les intervenants ont tous appelé à défendre la diversité culturelle et à ratifier la Convention sur ce thème signée à l’Unesco en octobre 2005. L’Organisation internationale de la Francophonie ambitionne plus que jamais de porter un message en faveur du dialogue des cultures et de la défense des identités, menacés par la mondialisation en cours. Dans cette optique, le choix du thème de l’éducation et des nouvelles technologies montre la volonté de la Francophonie d’apporter sa contribution à l’accès au savoir, seul moyen d’empêcher l’uniformisation linguistique et culturelle.


La «photo de famille» des chefs d'Etat et de gouvernement après la cérémonie d'ouverture du Sommet de la Francophonie à Bucarest.
(Photo : Valérie Gas/RFI)


Plaider pour la ratification de la Convention internationale sur la diversité culturelle : c’est aujourd’hui l’une des priorités de l’Organisation internationale de la Francophonie. La Roumanie et le Canada, dont les représentants ont pris la parole lors de la cérémonie d’ouverture du XIe Sommet de la Francophonie, se sont enorgueillis d’être parmi les premiers Etats à avoir ratifié ce texte. Mais il faut encore 18 ratifications pour que la Convention entre en vigueur, comme l’a rappelé le directeur général de l’Unesco, Koïchiro Matsuura, lui aussi présent à Bucarest.

Dans le cadre d’une mondialisation dont on redoute les effets uniformisateurs, il s’agit d’un véritable enjeu pour la Francophonie. Mais pas seulement pour elle. José Manuel Durao Barroso, qui participait pour la première fois à cette conférence, a mis en avant l’importance accordée au «dialogue des cultures» au sein de l’Union européenne. A en croire le président de la Commission européenne, c’est dans «sa diversité linguistique» et dans «ses cultures» que l’Europe a trouvé «la capacité de s’adapter». Il y a donc à n’en pas douter «beaucoup de batailles communes» entre l’Europe et la Francophonie, que José Manuel Durao Barroso a décrit comme l’une «des voix principales» pour défendre des «valeurs universelles», à savoir notamment «la paix et la liberté». Un point de vue que partage Jacques Chirac. Le président français a ainsi estimé que «du dialogue des cultures dépendront, pour une large part, la paix et l’avenir du monde».

L’avenir dépend des jeunes

L’avenir dépend aussi des jeunes et de leur accès à l’éducation. Et comme l’a déclaré Jacques Chirac : «La jeunesse de tous nos pays attend que nous répondions à ses aspirations». C’est bien pour cette raison que les Etats francophones ont décidé de mettre au programme de leur rencontre de Bucarest le thème de l’éducation et des nouvelles technologies. Celles-ci représentent d’ailleurs pour le président français «un moyen supplémentaire de faire vivre l’aspiration [des jeunes] à l’universel». Jacques Chirac a proposé la mise en œuvre avec l’Agence universitaire de la Francophonie, d’une «nouvelle initiative de formation des personnels médicaux par les nouvelles technologies, en Afrique et pour l’Afrique». Il a, d’autre part, annoncé la signature d’une charte pour l’accueil des étudiant boursiers, ce jour à la Sorbonne, qui devrait permettre aux étudiants engagés dans «des projets sérieux (…) de disposer d’un visa long séjour renouvelable».


Le Premier ministre roumain, Calin Tàriceanu, a quant à lui demandé sur cette question que la Francophonie prenne des «décisions durables» et a annoncé son intention d’investir «des sommes importantes» dans son projet d’Université francophone d’Europe centrale et orientale, qui devrait permettre à tous les membres de la Francophonie d’accéder à des programmes de formation des formateurs «soit directement, soit virtuellement». Il s’est aussi engagé à développer des relations de «solidarité Nord-Sud et Est-Sud».

Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, dont le pays avait accueilli, en 2004, le précédent sommet, et qui représentait l’Afrique à la cérémonie d’ouverture, a plaidé pour sa part en faveur d’une «solidarité active et concrète». Il a estimé qu’il y avait «urgence à faire une réforme des systèmes éducatifs» en Afrique. Et il a insisté sur la nécessité «de réduire la fracture numérique» pour permettre l’accès aux nouvelles technologies de l’information. Tout en mettant en garde contre les risques qui sont liés à leur utilisation, «la dégradation des mœurs», par exemple.

Deux enfants francophones sur cinq ne vont pas à l’école

Mais c’est Abdou Diouf, le secrétaire général de la Francophonie qui devrait à l’occasion de ce sommet voir son mandat prolongé par les chefs d’Etat francophones pour 4 ans, qui a dressé concrètement le tableau de la situation de l’éducation et a insisté sur le fait qu’il était inimaginable d’œuvrer pour la «paix et le développement» sans «renforcer et moderniser les systèmes éducatifs». Les chiffres qu’il a évoqués montrent le chemin qui reste à parcourir : 120 millions d’enfants dans le monde ne sont pas scolarisés, un tiers d’entre eux vivent en Afrique subsaharienne, deux enfants francophones sur cinq ne vont pas à l’école. Pour Abdou Diouf, il s’agit incontestablement d’un «handicap pour le dialogue des civilisations».


par Valérie Gas
Article publié le 28/09/2006 Dernière mise à jour le 28/09/2006 à 16:56 TU
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MessageSujet: Re: XIe sommet de la Francophonie à Bucarest   Sam 30 Sep 2006 - 1:05

Le nouveau visage de l’Organisation internationale de la Francophonie

Vingt ans après le premier sommet réuni à Versailles, la XIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage a lieu à Bucarest, en Roumanie. Un pays qui entra en contact avec la langue française voici deux siècles, et qui fut le premier des treize pays d’Europe centrale et orientale admis au sein de la Francophonie. Le fait que l’OIF se réunisse pour la première fois de son histoire dans une capitale d’Europe de l’Est met en lumière le nouveau visage d’une organisation qui a profondément évolué, du point de vue de sa composition comme de ses ambitions.

« La Roumanie est le premier pays de l’Europe centrale et orientale à avoir été choisi comme hôte d’un Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement ayant le français en partage. Avec sa spécificité de pays à la fois membre de l’OIF et de pays qui obtiendra, le 1er janvier 2007, le statut de membre de l’UE, la Roumanie entend jouer un rôle de pilier régional dans la structure des pays francophones européens. » En quelques mots, le président roumain Traian Bãsescu, en page d’accueil du site (1) que la Roumanie consacre au Sommet de Bucarest des 28 et 29 septembre 2006, met l’accent sur le message essentiel de la Conférence, au-delà de son thème Technologies de l’information dans l’éducation : la Francophonie se vit aussi à l’est de l’Europe, et cette réalité européenne peut, du fait de la double appartenance à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et à l’Union européenne (UE) de certains des nouveaux membres, se révéler un atout majeur pour renforcer l’influence francophone. En effet, l’événement de la XIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, c’est sa localisation : vingt ans après le premier sommet à Versailles (1986), le fait que les francophones se retrouvent dans une capitale d’Europe de l’Est met en lumière le nouveau visage d’une organisation qui a profondément évolué, du point de vue de ses membres comme de ses ambitions.

Francophonie post-coloniale et francophonie post-soviétique

Forte à sa naissance, en 1970, de 21 membres dont 13 africains – le continent de trois des cinq pères fondateurs, le Sénégalais L.S. Senghor, le Tunisien H. Bourguiba et le Nigérien H. Diori étant son berceau historique –, la Francophonie a d’abord largement recruté au sud : au 1er janvier 1990, elle comptait 39 membres dont 25 africains. La dernière décennie du XXe siècle marque un tournant pour l’organisation, qui séduit alors bien au-delà de son bassin d’origine : elle accueille désormais 63 membres, dont 29 sont africains. La Francophonie des années soixante-dix, souligne un expert de l’organisation, était « post-coloniale » au sens où elle réunissait, pas uniquement mais principalement, d’anciens colonisateurs (France et Belgique) et d’anciens colonisés, pour la plupart africains. Pendant vingt-cinq ans, la Francophonie a vécu un fait culturel – le partage de la langue française – comme un atout pour mieux coopérer, pour mieux développer les pays membres du Sud.

En 1989, la chute du Mur de Berlin suivie de la disparition de l’URSS ouvre la voie à une francophonie « post-soviétique » : les pays d’Europe de l’Est et centrale, libérés de la tutelle communiste et soucieux de se désenclaver, cherchent de nouvelles portes d’entrée pour agir à l’international. Des 24 nouveaux membres accueillis par l’OIF entre 1990 et 2005, 13 sont issus de cet espace européen où la langue française porta longtemps les valeurs humanistes. Parallèlement, le sommet de Hanoï, en 1997, en créant un secrétariat général particulièrement chargé d’affirmer la présence francophone sur la scène internationale et en le confiant à l’ancien secrétaire général des Nations unies, l’Egyptien Boutros Boutros-Ghali, marque le passage d’une Francophonie culturelle et de développement à une Francophonie politique, une Francophonie d’influence. Dans une même logique de rationalisation des structures et de renforcement de la visibilité internationale, la nouvelle Charte adoptée en novembre 2005 à Tananarive fait de l’OIF l’organisation intergouvernementale unique de la Francophonie.

L’OIF, un acteur politique reconnu et sollicité

Aujourd’hui, nul ne songe à contester que l’OIF est désormais un acteur politique reconnu et sollicité, particulièrement après le rôle joué dans deux épisodes récents de la vie internationale. En 2003, lors du déclenchement de la guerre en Irak tout d’abord : c’est confortée par les francophones que la France put empêcher que le recours à la force soit autorisé par le Conseil de sécurité des Nations unies. En 2005, lors de la bataille autour de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, à l’Unesco, ensuite : c’est en grande partie grâce à une mobilisation francophone de longue haleine que le texte fut enfin adopté. Une action qui s’inscrit particulièrement dans le projet francophone : « Face à une mondialisation protéiforme et déshumanisée qui anesthésie nos espérances, soulignait à Genève en février 2006 l’actuel secrétaire général, Abdou Diouf, le projet de « civilisation de l’universel » construit par Léopold Sedar Senghor, dont nous fêtons en cette année 2006 le centième anniversaire de la naissance, reprend tout son sens, sa pertinence, son actualité. Il n’est plus seulement séduisant, il est devenu nécessaire.(…) Des enceintes telles que la Francophonie peuvent être le lieu où recréer un multilatéralisme positif, suscitant des coopérations et des coordinations plutôt que des antagonismes. En effet, les problèmes peuvent s’y débattre sans faire intervenir d’emblée des relations de pouvoir et de domination. »

Les membres européens de l’OIF peuvent accroître sa capacité d’influence

Si les nouveaux entrants trouvent ainsi dans la Francophonie une enceinte plus démocratique que l’actuel système international, l’organisation peut en retour, grâce à ces nouveaux membres, accroître sa capacité d’influence. « Nous avons besoin, affirmait Abdou Diouf le 20 mars 2006 à Bucarest, d’une entrée réussie et fructueuse de votre pays dans l’Union européenne. Nous avons besoin d’une Roumanie vivante, active, créative et militante de la Francophonie dans l’Union européenne. (…) L’OIF compte actuellement 11 Etats membres de l’Union européenne (2), et bientôt 13, et pas moins de 21 membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Avec la Roumanie et ses voisins membres de notre organisation, membres ou proches de l’Union européenne, on mesure l’importance de la dimension européenne de la Francophonie. » Lucide sur ses moyens somme toute limités, l’OIF – et avec elle ses membres les moins développés – a tout à gagner à peser davantage au sein de l’Union européenne, notamment parce que celle-ci est le premier bailleur de fonds mondial. Mais aussi parce que l’avenir du français comme langue internationale se joue en partie au sein de l’Union.

Une promesse et un défi pour l’organisation elle-même

L’élargissement européen de la Francophonie est en outre, pour l’organisation elle-même, à la fois une promesse et un défi. Une promesse car le probable rattrapage économique des nouveaux membres devrait en faire, demain, des contributeurs conséquents au budget de l’OIF, une assise budgétaire élargie étant le gage d’une autonomie accrue. Un défi car l’OIF doit, sous peine de devenir une organisation à deux vitesses, réussir la symbiose entre francophonie post-coloniale et francophonie post-soviétique : pour l’instant, les pays du Sud sont majoritairement membres de plein droit, tandis que ceux d’Europe centrale et de l’Est ne sont pour la plupart qu’associés ou observateurs. En réfléchissant aux moyens de mieux intégrer ces derniers, de développer une cohésion accrue entre ses membres qui se connaissent peu ou mal, la Francophonie sera fidèle à son ambition, celle qu’Abdou Diouf définissait ainsi à Genève : « La Francophonie apporte, à l’universel abstrait de la norme et du droit, la richesse d’un universel concret, celui de l’échange dans le respect de l’Autre, afin que vivent et se déploient les cultures multiples de notre Humanité. »

par Ariane Poissonnier
Article publié le 18/09/2006 Dernière mise à jour le 18/09/2006 à 16:50 TU

(1) http://www.sommet-francophonie.org/pag.php
(2) Onze des 25 Etats de l’Union sont membres de l’OIF ; la Roumanie et la Bulgarie doivent entrer dans l’UE au 1er janvier 2007 (décision de la Commission en octobre 2006) ; la Croatie, membre observateur de l’OIF, attend que soit fixée la date d’ouverture des négociations d’adhésion; la Macédoine, membre associé de l’OIF, a été reconnue candidate le 15 décembre 2005 et l’Albanie, également membre associé de l’OIF, vient d’achever la négociation d’un accord de stabilisation et d’association, première étape de la procédure d’adhésion à l’UE. Source : Rapport d’information n°3133, Assemblée nationale française, 7 juin 2006.

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MessageSujet: Re: XIe sommet de la Francophonie à Bucarest   Mar 3 Oct 2006 - 16:06

Plus nombreux, plus présents

A Bucarest, la Francophonie a grandi encore un petit peu. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont validé 5 nouvelles adhésions, ce qui porte le nombre des membres à 68. C’est donc à la tête d’une communauté élargie qu’Abdou Diouf va continuer sa mission. Il a, en effet, été réélu pour quatre ans comme secrétaire général de la Francophonie. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont aussi annoncé que leur prochain Sommet se déroulerait à Québec en octobre 2008.


Et cinq de plus. Lors du Sommet de Bucarest, Chypre et le Ghana sont devenus membres associés de la Francophonie. Le Mozambique, la République de Serbie et l’Ukraine ont obtenu le statut d’observateurs. La Grèce, l’Albanie, la Macédoine, la Principauté d’Andorre, qui était déjà enregistrées dans le décompte francophone, ont, quant à elles, changé de statut et sont devenues membres de plein droit. Deux candidatures ont, en revanche, été rejetées par les chefs d’Etat et de gouvernement. Un «consensus» s’est dégagé au sein du groupe de travail contre l’adhésion du Soudan. Quant à la Thaïlande, l’examen de sa candidature a été repoussé à plus tard en raison du coup d’Etat qui vient d’avoir lieu dans le pays.
La validation des candidatures fait partie des tâches réservées aux chefs d’Etat et de gouvernement lors des Sommets. Tout comme l’élection du secrétaire général. Abdou Diouf, qui occupe ce poste depuis le Sommet de Beyrouth il y a quatre ans, a donc été réélu cette année. Sa reconduction ne faisait pas l’ombre d’un doute. Aucun candidat ne s’était manifesté pour venir le concurrencer. Et les chefs d’Etat lui ont manifesté leur soutien en le réélisant à l’unanimité. Lors de la conférence de presse finale, Jacques Chirac a employé des termes élogieux pour décrire son action à la tête de la Francophonie. Il a évoqué «lintelligence, la sensibilité, la compétence» d’Abdou Diouf. Il lui a fait part de «son estime et de sa reconnaissance» et s’est réjoui de la capacité du secrétaire général à donner «une superbe image» de la Francophonie. Fort de ces encouragements, Abdou Diouf a réaffirmé sa volonté de mener toutes les missions de la Francophonie en faveur de la diversité culturelle, de la paix et de la démocratie, de l’éducation et du développement durable, avec détermination.
Constat de blocage en Côte d’Ivoire
Mais la fonction de secrétaire général de la Francophonie est en grande partie politique. Les chefs d’Etat et de gouvernement font appel à lui pour mener des médiations dans les pays en crise. Ils lui ont ainsi demandé dans la déclaration finale, adoptée à la fin du sommet de Bucarest, «de continuer à s’impliquer fortement dans la recherche d’une solution durable» en Côte d’Ivoire. La situation de ce pays a d’ailleurs fait l’objet d’un article spécifique de la déclaration. Les chefs d’Etat et de gouvernement y ont constaté le blocage actuel en déclarant que «le processus de sortie de crise n’a pas progressé suffisamment». Ils ont aussi regretté «le report des élections présidentielles» et «le manque de volonté réelle des acteurs politiques ivoiriens d’aller résolument vers la normalisation». Et ce malgré «les progrès enregistrés depuis la prise de fonctions, en décembre 2005, du Premier ministre Charles Konan Banny». Celui-ci était d’ailleurs à Bucarest, à la différence du président Laurent Gbagbo, auquel est destinée une partie des critiques émises.
En marge du Sommet de Bucarest, certains chefs d’Etat africains impliqués dans le suivi du dossier s’étaient aussi réunis, jeudi, pour faire un point de la situation en Côte d’Ivoire. Abdoulaye Wade du Sénégal, Joao Bernardo Vieira de Guinée Bissau, Amadou Toumani Touré du Mali, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Faure Gnassingbé du Togo, Boni Yayi du Bénin, tous membres de la Cedeao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) ont invité les présidents du Gabon, Omar Bongo, doyen des chefs d’Etat africains, et du Congo, Denis Sassou Nguesso, président en exercice de l’Union africaine, à venir évoquer ce dossier sensible avec eux. Le Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny n’était, en revanche, pas présent.
D’autres dossiers africains sensibles ont été évoqués dans la déclaration finale de Bucarest. Parmi ceux-ci, celui du Darfour qui a certainement joué sur le rejet de la candidature du Soudan. Dans un article spécifique, les chefs d’Etat et de gouvernement francophones font part de leur préoccupation face à «la dégradation continue de la situation marquée par la poursuite des actes de violence et des violations de droits de l’homme». Mais surtout la Francophonie a manifesté son soutien à la poursuite «des pourparlers» avec le Soudan dans l’espoir de permettre l’application de la résolution 1706 du Conseil de sécurité des Nations unies et le déploiement d’une force de l’ONU dans cette région.

par Valérie Gas
Article publié le 30/09/2006 Dernière mise à jour le 30/09/2006 à 11:00 TU
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