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 L'Afrique du Sud s'intéresse au français

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MessageSujet: L'Afrique du Sud s'intéresse au français   Mer 2 Aoû 2006 - 0:45

L'Afrique du Sud se met au français

Son rôle diplomatique et économique sur le continent noir pousse le pays à se former.
Se posant en leader du continent, l'Afrique du Sud envisage d'ouvrir rapidement une ambassade dans chaque pays africain. Pretoria, qui a envoyé 128 observateurs pour les élections en république démocratique du Congo (lire aussi ci-contre) de ce dimanche, participe aussi à plusieurs missions de paix, notamment au Burundi, un pays francophone, et au Soudan. «Vu le rôle que nous jouons en Afrique, il est nécessaire de connaître le français, explique la porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Nomfanelo Kota. C'est très important, ne fût-ce que pour dire quelques mots afin de briser la glace !» Le président Thabo Mbeki, le père du concept de la «Renaissance africaine», s'y est mis et n'hésite pas à prononcer quelques mots lors de ses entretiens avec des responsables de Côte-d'Ivoire, où Pretoria joue un rôle de médiateur. Mais si les connaissances du chef de l'Etat restent rudimentaires, la ministre des Affaires étrangères Nkosazana Dlamini Zuma, elle, se débrouille bien.
«Handicap». En Afrique du Sud, l'apprentissage du français ne se limite pas au champ diplomatique. Les Sud-Africains sont en effet devenus les plus gros investisseurs sur le continent noir. Or, «le fait de ne pas parler français est un terrible handicap en Afrique francophone», confie Cédric Canu, un consultant français engagé par MTN, une compagnie sud-africaine de téléphone cellulaire, pour mener à bien le rachat d'un opérateur au Congo-Brazzaville. Comme nombre de sociétés locales, MTN a dû recruter des étrangers pour superviser ses opérations dans l'ancien «pré carré» français.
Depuis trois ans, un nombre croissant d'entreprises offrent donc des cours à leurs employés. Les professeurs de l'Alliance française en Afrique du Sud forment, actuellement, 400 «élèves» dans 45 entreprises (françaises, internationales et sud-africaines), deux fois plus qu'il y a un an. «Certaines d'entre elles conçoivent ces cours comme des exercices de dynamique de groupe, s'amuse Christophe Le Du, le directeur de l'Alliance française d'Afrique du Sud. Au lieu d'une expédition en rafting sur le Zambèze, tout le monde patauge dans le français...»
Cadre à la banque sud-africaine Absa, DK Waiza, un Sud-Africain noir de 48 ans, s'y est mis «pour faciliter les contacts avec ses interlocuteurs en Afrique francophone, qui souvent ne parlent pas anglais ou très mal». Mais beaucoup de Sud-Africains ­ lesquels ont généralement une vision romantique du français, associé au french flair («le bon goût») ­ déchantent vite devant les difficultés de la grammaire. «Le taux d'abandon est très élevé, et le principal défi est d'arriver à accrocher les gens», confie Patricia Nel-Cogordan, de l'Alliance française.
Depuis un an, les cours dans les administrations publiques se développent : les agents de l'immigration, les fonctionnaires chargés de recevoir les demandeurs d'asile, les diplomates qui participent à des réunions internationales, les observateurs pour des élections, s'y sont collés. Depuis trois ans, l'ambassade de France offre aussi des cours échelonnés sur neuf mois à 60 policiers, déployés dans des missions de la paix ou en contact avec Interpol.
Au compte-gouttes. L'Alliance française, qui est confrontée à une pénurie de professeurs, ne parvient plus à faire face à la demande. Soucieux de lutter contre le chômage, le ministère sud-africain de l'Intérieur ne lui facilite pas la tâche. Il délivre au compte-gouttes des permis de travail à des étrangers, quels que soient les besoins des entreprises. L'Alliance française négocie ainsi depuis des mois la possibilité d'engager une vingtaine d'enseignants. Pour l'instant, en vain.

Par Valérie HIRSCH (Libération, Jeudi 27 juillet 2006) Johannesburg

Source: http://www.liberation.fr/
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